Pourtant je n'avais rien dit. Je m'étais tu, comme à mon habitude, j'observais mais ne prononçais mot.
Buh.
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L e _ t e m p s _ n o u s _ v i e i l l i t , _ l e s _ h o m m e s _ n o u s _ m e u r t r i s s e n t .
L a i s s e _ n o s _ r i d e s _ s e _ c r e u s e r , _ l e _ t e m p s _ d e _ s o m b r e r _ u n _ p e u _ p l u s
d a n s _ c e t t e _ r e l a t i o n _ ; _ u n _ r i e n _ n o u s _ a c c a b l e , _ u n _ t o u t _ n o u s
d é s a r m e .
Parce qu'il paraît que j'en idolâtre certains, et que j'en deteste d'autres. Ne croyez pas tout savoir de moi, moi-même ne me connais pas, pas plus que je ne vous connais vous. On ne peut tout savoir sur une personne, fourrez-vous ça dans l'crâne, cessez de dire telles ou telles choses sur mon compte, vous êtes bien loin de la vérité.
-> Mon coeur est un champs de mine. Tu sais que la distance ne change en rien les sentiments, et pourtant nos liens se desserrent au fil des jours, comme si c'était malgré tout notre destin. Je t'aime, et ne sais pas qui tu es. Ton visage apparaît et disparaît selon mes humeurs et mes envies, tantôt tu es là, tantôt tu n'es plus. Tu pars en fumée en un claquement de doigts, tu m'es inconnu et pourtant si important, je ne sais comment expliquer, tout ceci n'est que mirage alors, je ferme les yeux, divague un léger moment encore, inspire si fort que je ressens ton odeur bien que des milliers de kilomètres nous séparent, tu es partout et nul part à la fois, tu es tout, tu es rien, tu es l'atout, l'as de coeur je crois bien, celui qui pique les yeux et caresse mes cheveux, quoi de plus romantique, que des nuits dans tes bras, toujours ouverts et pourtant tu ne me sert pas assez fort, peut-être attends-tu simplement un moyen de mieux m'étouffer, par tes mots, que j'avale, que je gobe sans même chercher à voir s'ils sont sincère ou non, sans même chercher à comprendre ce qu'ils veulent dire, mais c'est plus fort que moi, tu m'hypnotise, tu t'accapare mon âme tel le Diable, tu cherches le bonheur au mauvais endroit je crois, tu n'y trouvera rien de bon tu sais, il y a des Terres où il vaut mieux ne pas s'aventurer, c'est pour ton bien, et j'en crève de te dire cela alors que je te veux avec moi. Vois un peu les conséquences de ta présence, mais je t'excuse, puisqu'en réalité je suis la seule fautive, une fois de plus les illusions me désillusionnent, je n'y croirai plus, pourtant j'en ai besoin, tout le monde en a besoin, mais c'est à faire avec modération, parce que ce n'est pas si bon, pour le moral, pour la santé, ça ne nous mène nul part, c'est une voie sans issue et il est impossible de faire machine arrière, il faudra tout encaisser, tout accumuler depuis le début, comme si c'était aussi simple, de se rendre compte que finalement tu n'existe pas, je me réveille le matin sans tes bras, non, tu n'es plus là, tu es partis avant que je termine mon rêve, ou peut-être bien que tu n'es jamais venu, tu n'es qu'une image préfabriquée pour essayer de se donner un peu de courage, de se dire que tout est possible malgré tout, même si le passé a fait des ravages il est temps de tout réparer une bonne fois pour toute bien que mon coeur n'a pas finit d'être brisé, on a pas le choix, si c'est le prix à payer je veux bien finir usée, lassée de tout ça qui ne nous lasse pas totalement, je veux bien crier, pleurer, de joie comme de douleur, hurler à la mort que je veux qu'elle vienne pour moi, quitte à être un minimum heureux de temps à autres, j'irais coûte que coûte chercher des morceaux de toi, afin que lorsque j'ouvre mes yeux le matin tu sois encore là, que tu ne te sois pas encore échappé. Je t'attraperais un jour, cours, cours, je cours plus vite que toi.
- l'inspiraton est au niveau zéro en ce moment. Inutile de demander pourquoi. -